- Mostafa ABBA / مصطفى عبَّا
- Lyon, ليون / فرنسا, France
- Merci, langue maternelle, celle de Jâhiz. Merci, langue adoptive, celle de Voltaire. A vous vont ma reconnaissance et tout mon amour. Combien je vous sais gré de faire en sorte que mon existence soit. Vous emplissez ma tête et bouchonnez dans ma gorge au long des jours et des nuits. Merci de cohabiter en moi. Merci de constituer mon souffle mixte. Amen.
15 avr. 2017
24 mars 2016
Du neuf chez B. H. RONGIER
18 août 2014
غدير السلوان / Le ruisseau de l’oubli
27 avr. 2014
Educ... action
12 avr. 2014
31 déc. 2013
20 déc. 2013
النورسُ المُهاجِر

3 févr. 2013
L’épopée de la mer et de la terre
8 oct. 2012
18 juil. 2012
6 mai 2012
L’élégance des naufragés / Théâtre

Break a vase, and the love that reassembles the
fragments is stronger than that love which took its
Il y a un lieu inhabitable, et cependant habité. Propre et ordonné, autant qu’il est possible.
H. Chez les gens, elles sont toutes pareilles.
H. Le poisson je sais pas, mais les choses non. Je veux dire : chez les
H. Bien sûr je le dirais.
Il tient sa tête dans ses mains.
22 janv. 2012
Le faucon
من ديوانه: الجبل ليس عقلانياIci, depuis sa naissance, un faucon soigne ses souffrances à l’aide de bouts de ténèbres, colmate leurs brèches avec de la térébenthine gluante. Un faucon doué en matière de pleurs et de recherche de larmes salées, faisant tout cela avec son vieux bec, éprouvant avidité pour la soif, soif pour l’avidité. Ni les cavernes qui, sanglotant, invoquent l’Histoire, ne le rassasient, ni les chroniques flétries à force de l’âge. A l’aide de son imagination il remplit les fissures des mûrs des désastres que subirent les bergers pendant l’hiver précédent. Son temps est vanité, mais il lui est une douleur qu’il étouffe dans le café, lequel est sa seule voix. Il lui est un sanglot qui ressemble presque à l’odeur du pain ; un sanglot luisant telle l’eau qui trempe les filets des pêcheurs. Il est éternellement perdu entre garder le silence ou adopter des rites, autres que les rites maculées. Tout comme les arbres il lui est, éternellement, des croyances nombreuses, des croyances élancées, semblables aux palmiers. « Rafistole-moi, ô Tisserand des univers! ». Ainsi ses ailes battent-elles quand il se pose, la nuit, sur une pierre isolée, psalmodiant, en solitaire, tel un poète. Il lui est des lois qui terrifient les hiboux qui poussent leurs ululements dans les prairies, appelant la nuit au rassemblement. Il aime l’allure de l’albatros, l’allure qui ressemble le plus à un muwashshah, poème ornée, entre les couvertures d’un livre ancien. Eveillé, depuis son premier cri il n’a connu le sommeil. Ses larmes sont tellement abondantes qu’il renonce à pleurer. On dit qu’il s’isola durant de longues années, observant la nature des tristesses et, une fois les entrailles de celles-ci taries, il se transformait en un rai de lumière qui dispersait l’odeur du bois en début de journée.
3 mai 2010
Oraison funèbre sur le mode binaire
Il était lâche comme un homme, prêt à mourir pour une virgule. Esclave mi-consentant de la Raison, n’ignorant cependant aucune des incohérences de ce qui vit, aucune des contradictions de ce qui respire, aucun des revirements de ce qui dure, aucune des métamorphoses de ce qui bouge. Sincère jusqu’à l’infirmité, apologiste inspiré des beaux mensonges. Féroce de trop de blessures reçues, et tendre à la dérobée, d’une tendresse presque constamment inaperçue. Capable, indifféremment, de faire sur le ton de l’excès l’éloge de la modération, sur le ton de la modération l’éloge de l’excès. Ayant reçu grande part d’amour et grande part d’incompréhension. Mélancolique ébloui, tantôt ardent à se consumer, tantôt jeté aux lisières de l’aboulie. Désenchanté chronique toujours dans l’attente fiévreuse du lendemain. Entêté comme un escargot, et devant l’obstacle de nature à se dégonfler comme un cheval velléitaire. Hissant à la face du monde l’étendard de l’indépendance et à ceux qu’il aimait d’inoxydable amour enchaîné, pieds et poings. Résistant de la première heure, rebelle, réfractaire, puis un beau matin adhérant par colossal effort et en retirant colossale satisfaction. Sachant dire non mieux que personne, et tout à trac émerveillé d’avoir dit oui. Enclin à chanter sur tous les tons les vertus de l’ataraxie romaine, mais, imprécateur résigné, condamné à l’indignation perpétuelle. Rivé à la glèbe, pataugeant dans la boue, mais secret adorateur de nuages, ne voulant croire à aucun salut en dehors de l’imaginaire. Imposteur comme un intellectuel, irrécupérable d’intégrité. Observateur souvent distrait des choses humaines, trop clairvoyant pour ne pas sentir à chaque instant le couteau vrillé dans la plaie.
Vous qui l’avez connu, à votre façon vous l’avez aimé. Il l’a su – un peu.
5 mars 2010
وصية لكل الناس
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نص للصديق الشاعر توفيقي بلعيد
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(إلى كل الضحايا المحتملين)
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لديَّ، كحبات الرمل، أفكارٌ
وكموج البحرِ الصاخب، رغباتٌ عِدة
أكره الإقصاء
وأنْ يدَّعيَني، لحسابه الخاص، حياًّ أو ميِّتاً، أحدٌ
لزوجتي نصفُ الميراث
للإناث، كالذكور، عودٌ كامل من أسمائي
وأشيائي البسيطة
للأصدقاء الكلماتُ الجميلة
وما زرعنا في تربة الذكريات من ورد
أما أنتِ يا أمي
فمن يقدر أن يوصيك بالصبر
إذا ما يوماً، عن عشِّ حضنكِ، ارتحلتُ؟
ضعوا والدتي في قلب العزاء
على يمينها أم أطفالي والأخوات
وعلى يساري نسائي السابقات
وما تبقَّى، في هذا العصر، من أسراب العُشّاق
ليس لي، بين المبدعين، أعداءٌ
فلا تدقوا، في النعش، مسمار الحقد
لا تجروا، كالكلاب، أطراف الجثة
افتحوا الباب للأرامل
لليتامى
لكل من يرثي ضحاياه فيَّ
توحدنا الخسائر...
سأخاصر أول امرأة تكون قرب ضريحي
سأدخل الموت كأول العشاق
سأوزع، بدل الدموع، الحلوى على الأطفال
وأعيد نشر مناديل الأريج فوق حقول الريح والأطلال
رجاءً، لا تؤبنَّنني الجهات التي، طويلا، حاصرتني...
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من ديوان الشاعر "منعطفات سائبة"
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أنظر ترجمة هذا النص في الورقة التالية
4 mars 2010
Un testament destiné à tous
(A toutes les éventuelles victimes)
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Miennes sont des idées semblables aux grains de sable
Mienne est une multitude d’envies, semblables aux vagues houleuses de la mer
J’abhorre l’exclusion,
De même que la présomption de quiconque me considère, mort ou vivant, comme étant de son propre camp
A mon épouse va la moitié de l’héritage
Aux filles comme aux garçons vont une part entière de mes noms
et de mes maigres biens
Aux amis les mots splendides
et ce que nous avons semé comme fleurs dans l’humus des souvenirs.
Quant à toi, Mère !
Qui oserait t’enjoindre d’être patiente
Si, un jour, loin de mon nid, ton giron, je devrais partir ?
Mettez donc ma mère au cœur des condoléances
La mère de mes enfants et mes sœurs étant à sa droite
A ma gauche mes femmes précédentes
Et les rescapés parmi les essaims de soupirants de l'époque
Je n’ai aucun adversaire parmi les esprits créatifs
Alors n’enfoncez pas dans mon cercueil le clou de la haine
Ne traînez pas, tels des chiens, les débris de ma dépouille
Ouvrez plutôt la porte aux veuves
Aux orphelins
A quiconque déplore ses morts en mon exemple.
Nous unissent les défaites...
Par la taille je prendrai la première femme qui s'approcherait de ma tome
J’entrerai dans le trépas comme le premier des soupirants
Aux enfants, au lieu des larmes, je distribuerai des délices
Et, encore une fois, j’étendrai les foulards parfumés sur les champs du vent
Et sur les ruines.
Alors pitié ! Que ne pleurent pas ma mort ceux qui me traquaient.
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